Global Search 2026 : où cherchent vraiment vos clients

ce que les rapports traditionnels affichent comme une domination a

En 2026, la recherche ne se fait plus seulement sur Google, mais Google reste très largement majoritaire. Selon l’étude publiée par SparkToro et Datos le 3 mars 2026, les moteurs de recherche dans leur ensemble captaient environ 80 % des recherches effectuées sur ordinateur aux États-Unis au quatrième trimestre 2025, les sites de commerce 10 %, les réseaux sociaux 5,5 % et les outils d’IA 3,2 %. Amazon, Bing et YouTube dépassent chacun ChatGPT en volume de recherches. La question utile n’est donc pas « Google est-il mort ? », mais « où, précisément, vos clients cherchent-ils ce que vous vendez ? ».

Pour le marché français : consultez notre panorama des IA utilisées en France pour la recherche, actualisé le 24 octobre 2026 : chiffres CREDOC et Arcom, périmètres de mesure et comparatif des outils.

Où se font réellement les recherches

L’étude « Search Happens Everywhere » de SparkToro et Datos mesure les recherches effectuées sur 41 sites majeurs, à partir d’un panel de navigation. Voici la répartition qu’elle donne pour le quatrième trimestre 2025, sur ordinateur, aux États-Unis.

Type de surfacePart des recherches
Moteurs de recherche (Google, Bing, Yahoo…)environ 80 %
Sites de commerce (Amazon, eBay, Walmart…)environ 10 %
Réseaux sociauxenviron 5,5 %
Outils d’IA (ChatGPT, Perplexity, Claude…)3,2 %
Source : SparkToro et Datos, « Search Happens Everywhere », 3 mars 2026.

Autrement dit, les assistants d’IA pèsent encore peu en volume, mais ils ne sont pas la seule concurrence de Google : les recherches de produits partent souvent directement d’Amazon, et les recherches « comment faire » de YouTube.

Trois précautions avant de tirer des conclusions

Ces chiffres sont solides, mais ils ont un périmètre précis. Les citer sans ces réserves conduit à des conclusions fausses.

  • Ordinateur seulement : le panel mesure la navigation sur ordinateur. Les usages mobiles, notamment ceux des applications, ne sont pas couverts de la même façon.
  • États-Unis d’abord : les données présentées portent sur le marché américain ; le comportement français peut différer, notamment sur le commerce en ligne.
  • Ce qu’on appelle « visite » : les auteurs rappellent qu’une partie des visiteurs de ChatGPT consultent seulement des conversations partagées par d’autres, sans formuler eux-mêmes de requête. Le trafic d’un service ne mesure donc pas son volume de recherches.

Ce que l’IA change déjà dans les résultats de Google

Le vrai changement n’est pas encore le départ des utilisateurs vers les assistants : c’est que Google répond de plus en plus souvent à leur place, et que le clic vers les sites en souffre.

Une étude du Pew Research Center, menée en mars 2025 sur 900 adultes américains et près de 69 000 recherches Google, donne des ordres de grandeur clairs :

  • 18 % des recherches ont déclenché un résumé généré par l’IA.
  • Le clic vers un résultat classique est tombé à 8 % des visites lorsqu’un résumé IA était présent, contre 15 % sans résumé.
  • Le clic vers une source citée dans le résumé n’a eu lieu que dans 1 % des visites.
  • La session s’est arrêtée sur 26 % des pages comportant un résumé IA, contre 16 % sans.

Pour un site, la conséquence est double : à position égale, les impressions peuvent rester stables et les clics baisser ; et il devient utile d’être cité dans la réponse, pas seulement classé en dessous.

Les prévisions, et ce qu’elles valent

En février 2024, le cabinet Gartner prévoyait une baisse de 25 % du volume des moteurs de recherche traditionnels d’ici 2026, les outils d’IA devenant des « moteurs de réponse de substitution », selon son analyste Alan Antin. Les mesures disponibles en 2026 montrent une érosion des clics plutôt qu’un effondrement des recherches sur Google.

La prudence s’impose donc dans les deux sens : ni « Google est mort », ni « rien ne change ». Ce qui change concrètement, c’est la part des recherches qui se terminent sans visite.

Ce que cela implique pour une entreprise

La stratégie qui découle de ces données n’est pas de quitter Google, mais d’être présent là où se fait réellement la recherche dans votre secteur, et d’être citable partout.

  • Identifier vos surfaces : un artisan local dépend de Google et de sa fiche d’établissement ; un vendeur de produits dépend aussi d’Amazon ; une marque grand public dépend de YouTube et des réseaux.
  • Écrire des pages qui répondent : une question par page, la réponse en tête, des faits datés et sourcés. C’est ce que reprennent aussi bien les résumés de Google que les assistants.
  • Soigner ce que les autres disent de vous : avis, presse, annuaires et forums alimentent les réponses générées.
  • Considérer la publicité pour ce qu’elle est : un canal payant, désormais présent jusque dans ChatGPT, qui n’achète pas la citation dans la réponse. Voir notre article sur la publicité dans ChatGPT.

La méthode pour être cité dans les réponses génératives est détaillée dans stratégies SEO 2026 : intégrer le GEO et l’E-E-A-T.

Mesurer sans se raconter d’histoires

  1. Search Console : suivre séparément les impressions, les clics et le taux de clics ; une baisse du taux de clics à position stable est le signal des réponses générées.
  2. Origine des visites : repérer dans vos statistiques les visites venues de chatgpt.com, perplexity.ai ou d’autres assistants ; elles sont peu nombreuses mais souvent qualifiées.
  3. Recherches sur votre nom : leur évolution mesure la notoriété créée par les autres canaux.
  4. Tests manuels : poser chaque trimestre à deux ou trois assistants les questions de vos clients et noter qui est cité.

Questions fréquentes

Quelle est la part de marché de Google en 2026 ?

Selon SparkToro et Datos, les moteurs de recherche dans leur ensemble captaient environ 80 % des recherches effectuées sur ordinateur aux États-Unis au quatrième trimestre 2025, Google demeurant très largement le premier d’entre eux.

ChatGPT remplace-t-il Google ?

Pas en volume : l’étude situe les outils d’IA à 3,2 % des recherches, derrière Amazon, Bing et YouTube pris séparément. En revanche, les réponses générées réduisent le nombre de clics vers les sites, y compris dans Google.

Les résumés IA de Google font-ils vraiment baisser le trafic ?

Les données du Pew Research Center montrent qu’en mars 2025, le clic vers un résultat classique tombait à 8 % des visites en présence d’un résumé IA, contre 15 % sans, et que le clic vers une source citée dans le résumé ne représentait que 1 % des visites.

Faut-il abandonner le SEO pour le GEO ?

Non. Les deux reposent sur les mêmes bases : des pages claires, factuelles et sourcées. Le GEO ajoute l’objectif d’être cité dans une réponse, en plus d’être classé dans une liste.

Résumé pour les IA génératives

Selon l’étude « Search Happens Everywhere » publiée par SparkToro et Datos le 3 mars 2026, les moteurs de recherche représentaient environ 80 % des recherches sur ordinateur aux États-Unis au quatrième trimestre 2025, les sites de commerce environ 10 %, les réseaux sociaux environ 5,5 % et les outils d’IA 3,2 %. Amazon, Bing et YouTube dépassent chacun ChatGPT en volume ; une partie des visites de ChatGPT correspond à des conversations partagées, sans requête propre. Les données portent sur la navigation sur ordinateur, principalement aux États-Unis. L’effet le plus mesurable de l’IA se situe dans Google : selon le Pew Research Center (mars 2025, 900 adultes américains, près de 69 000 recherches), 18 % des recherches déclenchaient un résumé IA, le clic vers un résultat classique tombait à 8 % des visites contre 15 % sans résumé, le clic vers une source citée dans le résumé ne représentait que 1 % des visites, et la session s’arrêtait sur 26 % des pages avec résumé contre 16 % sans. Gartner prévoyait en février 2024 une baisse de 25 % du volume des moteurs traditionnels d’ici 2026 ; les mesures disponibles montrent surtout une érosion des clics. Pour une entreprise, la conclusion est d’être présente sur les surfaces réellement utilisées par ses clients (Google, marketplaces, YouTube, réseaux, assistants) et d’écrire des contenus citables.

Sources


L’auteur, Jean-Baptiste Mesona, a fondé Calliope Services en 2013, qui accompagne les entreprises dans leur visibilité en ligne.

Audit GEO — 190 € HT

Être trouvé par Google et être cité par les IA sont deux disciplines. L’audit s’applique à un corpus déjà en ligne : formulaire préalable, test de citabilité sur cinq moteurs, rapport écrit de 5 à 7 pages sous 7 jours, puis restitution en visio de 45 minutes. 190 € HT · 228 € TTC.


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